L’indifférence de Tibère

L’arrestation, la crucifixion et la résurrection du Christ créa une certaine agitation à Jérusalem et dans toute la Palestine où Il avait de nombreux disciples. Or à cette époque, dans tout l’empire romain, le gouverneur devait tenir informé le chef suprême de l’armée romaine de tout trouble dans les provinces de l’Empire. Ponce Pilate, gouverneur de Judée, responsable des garnisons en place et juge du Christ, informa donc l’empereur Tibère à Rome de l’existence de Jésus, roi des Juifs et Fils de Dieu.

L’arbre de vie

L’Église Copte est un grand et robuste palmier planté sur les bords du Nil. Son tronc est comparable à une superposition de monastères s’élevant jusqu’au ciel. Les moines qui y habitent sont la sève de l’Église et leurs prières sa  force et sa vigueur. Les évêques, les prêtres et les diacres sont comparables aux feuilles de ce majestueux palmier, protégeant de l’ardente chaleur du soleil par leurs paroles, tel une ombre bienveillante, tous ceux qui s’abritent sous leur autorité. La terre où l’Église s’enracine a été irriguée par Dieu depuis des siècles et c’est le Christ accompagné de Sa Mère, la Theotokos, très Sainte Marie, qui planta la graine de cette foi resplendissante. Saint Marc fut le premier jardinier de la maison du Seigneur ; il arrosa de Sa Sainteté l’Église toute entière. Tous les patriarches qui lui succédèrent, continuèrent et continue de nos jours encore à arroser, entretenir et soigner l’arbre du Dieu Vivant. Chaque fidèle de l’Église est une branche de cet arbre et ses bonnes œuvres sont ses fruits, selon la Parole qui nous fut transmise.

Une spiritualité millénaire

L’Égypte a été constamment visitée par les bienaimés de Dieu dans la tradition biblique. D’Abraham à Joseph et sa famille en passant par le prophète Jérémie et jusqu’au Christ, ils y ont trouvé un pays polythéiste mais déjà très fortement religieux. Hérodote qualifia d’ailleurs les Égyptiens de « Plus religieux de beaucoup que le reste des hommes… »(3) En effet, tous les historiens s’accordent autour de la profonde spiritualité de l’Égypte pharaonique. Les Égyptiens ont donc depuis des siècles et des millénaires fait naître, entretenu et arrosé la graine de l’Amour de Dieu dont l’Église Copte n’est que le fruit. Dans l’obscurcisme du polythéisme, la sensation de l’unicité de Dieu est de plus en plus perceptible. Elle atteint son paroxysme avec le pharaon « hérétique » Akhenaton (1348-1331 av. J.C.) mais déjà la pieuse relation du peuple et de son Dieu prend forme.