INTERVENTION DE SAMUEL METIAS, ADJOINT AU MAIRE, DELEGUE UDI DE COLOMBES AU CONSEIL MUNICIPAL DU 29 SEPTEMBRE 2015

Madame le Maire,
Chers collègues,

La chambre régionale des comptes s’est penchée sur le bilan de l’ancien maire socialiste de Colombes sans lecture politique et en toute impartialité. Le résultat est sans appel et particulièrement sévère pour la gauche colombienne : la situation est pire encore que ce que nous dénoncions pendant la campagne électorale de 2014. Nous l’avions souvent dit, voici tout cela confirmé avec force (cliquez ici pour lire le rapport de la CRC).

 

Plutôt que d’entrer à nouveau dans le détail technique du rapport qui reste pourtant très intéressant, car nous l’avons bien compris votre stratégie de défense est de noyer le colombien dans des détails techniques isolés et insignifiants, je voulais intervenir pour m’étonner des méthodes de l’ancien maire. En effet, plutôt que de répondre devant un magistrat de la chambre qui analyse et vérifie les arguments, il préfère répondre dans la presse qui n’a pas les mêmes moyens pour vérifier ses dires.

Néanmoins, la lecture de la presse est fort intéressante concernant les propositions de l’opposition. Si on cherche à enlever l’aspect volontairement polémique on peut retenir factuellement que :
–        La situation héritée est tout à fait tendue à Colombes
–        L’ancien maire et sans doute l’actuel député socialiste souhaitent voir les impôts augmenter à Colombes à raison de 1% par an sur les 5 prochaines années du mandat.
–        Ils souhaitent fermer la patinoire de Colombes.

Bien entendu, M. « J’y peux rien » ne déroge pas à sa réputation et tout cela est la faute, dans l’ordre, de la crise, de l’Etat (pourtant socialiste) et du chomage. Bien entendu sa gestion a été exemplaire avec par exemple une augmentation des charges de fonctionnement de 17% entre 2009 et 2013 ou une explosion de 42% des frais financiers entre 2009 et 2012.

Je vous propose de faire un saut dans le passé. Pendant la campagne électorale, celui qui était alors maire sortant de Colombes faisait moult promesses aux habitants. Pour rappel et de manière synthétique :
–        Il déclarait alors que la situation de la ville était bonne. Aujourd’hui il déclare qu’elle est tendue.
–        Il promettait de ne pas augmenter les impôts. Aujourd’hui, il nous demande de les augmenter d’1% par an.
–        Il promettait de sauvegarder la patinoire. Aujourd’hui, il souhaite la fermer.

Finalement, on savait que les propos de l’ancien maire et de l’actuel député devait être pris avec beaucoup de méfiance mais on découvre aujourd’hui qu’ils n’ont même plus besoin d’être en responsabilité pour revenir sur leurs promesses.

Ça aurait pu être drôle si ça n’était pas si terrible pour la crédibilité de l’action politique. Je pense que cette irresponsabilité méritait d’être soulignée ce soir.

Je vous remercie.

Colombes : la chambre régionale des comptes préconise une hausse des impôts
Le Parisien 92 Adeline Daboval | 28 Sept. 2015, 19h16 | MAJ : 28 Sept. 2015, 19h16

Nouvelles passes d’armes prévisibles à l’occasion du rapport n°4 au conseil municipal de Colombes, ce mardi soir. Le maire Nicole Goueta (Les Républicains) va présenter aux élus le rapport d’observations de la chambre régionale des comptes. C’est elle qui l’avait demandé à son arrivée à la tête de la ville en mars 2014.

Dans ce document ténu de 91 pages, le contrôleur pointe des charges de fonctionnement en hausse, notamment de personnel, tandis que les recettes de la ville diminuent, conduisant à un dangereux «effet de ciseau». Et pour sortir de cette situation, le contrôleur préconise… d’augmenter les impôts et tarifs. Selon lui, «il conviendrait que la commune examine un scénario dans lequel elle compenserait la réduction des dotations de l’Etat par une majoration de ses recettes fiscales et par une hausse de ses produits et redevances».

«Je vais tout faire pour ne pas augmenter les impôts, répond Nicole Goueta. Je n’ai pas encore fait le budget mais on va tenir bon, on va encore couper et on n’augmentera pas les impôts. Au moins en 2016. Après avec la création du grand territoire, c’est une autre affaire.» Pour retrouver une partie des 4,5 M€ non reversés par l’Etat, le maire a demandé «à chaque service de réduire de 12% ses dépenses. Pour toutes les manifestations, nous devrons être vigilants sur les dépenses.»

Selon Philippe Sarre, l’ancien maire socialiste, le rapport «n’est pas aussi dramatique qu’attendu. La situation est tendue à Colombes comme dans toutes les autres villes à cause de la crise, des ponctions de l’Etat, du chômage…Mais comme en 20001, Madame Goueta va dire qu’elle hérite d’une gestion calamiteuse pour justifier ses choix politiques.» Il souligne que les 300 titularisations d’agents municipaux sous sa mandature étaient «justifiées». «30 classes ont ouvert à Colombes en dix ans. Ça implique des agents dans les classes, à la cantine, pour le ménage…» fait-il valoir. Quant à la dette, «elle est remboursable en 9 ans, bien en dessous des 12 ans autorisés, sinon on pourrait mettre Levallois sous tutelle !» Pour les impôts, Philippe Sarre concède que «les impôts sont déjà élevés à Colombes. Mais les augmenter d’un point c’est faire rentrer 500 000 € par an. Il reste une petite marge de manœuvre. On peut travailler un peu sur le personnel et vendre un peu de patrimoine, comme la patinoire. Elle nous coûte 29 € à chaque fois qu’un habitant en franchit le seuil !»