UDI – PARTI RADICAL
1ère circonscription des Hauts-de-Seine
Colombes – Gennevilliers – Villeneuve-la-Garenne

DISCOURS DE SAMUEL METIAS
DÉLÉGUÉ DE CIRCONSCRIPTION
A L’OCCASION DU MEETING POUR UN RASSEMBLEMENT
DE LA DROITE ET DU CENTRE DE COLOMBES

 

Mesdames, Messieurs les élus,

Chers amis,

Je suis très heureux de pouvoir m’exprimer devant vous aujourd’hui, d’autant plus, que c’est l’occasion pour moi de me présenter à vous puisque c’est, aujourd’hui, ma première intervention publique en tant que représentant du Parti Radical sur la ville et sur la circonscription.

Pour me présenter en deux mots, je suis colombiens quasiment depuis ma naissance, soit un peu moins de trente ans. En fait, mis à part une année où je suis parti étudier à l’Ecole Polytechnique de Lausanne, j’ai toujours vécu à Colombes.

Dans la vie, je suis manager dans une boite de conseil. Concrètement, je m’occupe de gérer les grands projets informatiques et organisationnels de nos clients, souvent de grosses entreprises du CAC40.

Et la politique dans tout ça ? Et bien, je suis tombé dedans grâce à une figure locale bien connue : Rama Yade. C’est à la suite d’une réunion d’appartement que j’ai organisée chez moi avec elle que je me suis engagé. Elle a eu des mots simples à mon égard : soit on décide de se plaindre continuellement, soit on se retrousse les manches et on agit. J’ai choisi d’agir et depuis je me bats pour un idéal républicain humaniste, social et juste.

J’ai donc, aux côtés de Rama Yade rejoint d’abord son association Agir pour Colombes dont je suis le trésorier puis le Parti Radical qui faisait encore partie de l’UMP, mais je ne me suis jamais résolu à rejoindre l’UMP. Peut-être qu'inconsciemment, ai-je voulu dès le départ marquer une certaine indépendance d’esprit, ce trait de caractère qui m’a tant plu chez Rama Yade. C’est ainsi qu’à ses côtés, j’ai participé à ces combats politiques et que je me retrouve à être devant vous aujourd’hui.

Mais pourquoi donc le Parti Radical ? Et bien pour son patrimoine, pour son Histoire et pour son âme.

Pour son patrimoine, car le Parti Radical a inventé la laïcité à laquelle je suis très attachée, l’Ecole de la République que nous connaissons aujourd’hui, créée par les radicaux, ou la Déclaration universelle des droits de l’Homme adoptée à l’ONU, car les radicaux furent influents au sein de la commission de rédaction.

Pour son Histoire, car la Parti Radical est le plus vieux Parti de France, le fondateur de la République Française et qu’il porte l’héritage de grands politiques français : Gambetta, Clémenceau, les résistants Jean Moulin et Pierre-Mendès France par exemple.

Venons-en d’ailleurs à aujourd’hui. Aujourd’hui le Parti Radical est le fer de lance d’une nouvelle organisation politique au centre-droit,  sociale, modérée et européenne : l’UDI. Je dis que le Parti Radical en est le fer de lance, car l’UDI regroupe aujourd’hui tous les partis de centre droit, ce qui n’était plus arrivé depuis l’UDF.

Je profite d’ailleurs de l’occasion pour tous vous inviter vivement à venir au congrès fondateur de l’UDI demain à la mutualité dès 10h en présence bien-entendu de Jean-Louis Borloo et Rama Yade, présidente de la commission des investitures de l’UDI. Un congrès pour l’avenir. L’avenir parlons-en justement et de celui de Colombes tout particulièrement.

L’avenir de Colombes n’est pas rose, du moins nous espérons tous qu’il ne soit pas rose politiquement. C’est que le rose politique a mené notre ville à la faillite, elle fera de même avec notre pays. Cependant, nous devons proposer une alternative. Pour ce faire, commençons par nous questionner humblement : qu’avons-nous fait ces dernières années pour notre ville, même si nous avions des moyens plus que limité de l’opposition ? Nous n’avions pas l’argent, les bureaux et les fonctionnaires mais avions-nous les idées ? Avions-nous la créativité nécessaire pour aider nos concitoyens malgré tout ?

J’ai l’impression dans mon expérience politique locale que ces dernières années se résument en coup-bas, en petites phrases, en menaces et parfois en réconciliation de façade. Avant de parler union, j’aimerais parler idée et surtout rappeler que la politique est un sacerdoce au service de l’assemblée des citoyens et non au service de soi et de son ego. Je regrette que certains aient passé plus de temps à combattre leurs amis que leurs adversaires socialistes qui ont trouvé en eux de parfaits alliés. Ceux-là portent une responsabilité immense dans la décrépitude dans laquelle la droite locale se débat depuis 2008. Ceux-là, à défaut de pouvoir gagner, ont toujours voulu faire perdre les autres, préférant une victoire de la gauche à celle de nos équipes.

L’UDI de Colombes veut se placer sur le terrain des idées et de l’action citoyenne de la même manière que Rama Yade lança une association apolitique avec ces mêmes objectifs.

Je suis persuadé, intimement convaincu, que nous ne pouvons pas gagner cette ville sans présenter un projet avec une vision qui redonne à tous les colombiens l’espoir de pouvoir de nouveau demain être fier de vivre à Colombes. Que ce soit la fierté d’être une ville sportive, que ce soit la fierté de réussir une mixité permettant de bien vivre ensemble ou que ce soit la fierté de vivre dans une ville sécurisée. Je ne veux pas de la paupérisation en marche de notre ville. Je ne veux pas des aménagements urbains sans rapports, sans liens entre les quartiers qui n’ont que des vues électoralistes. Je ne veux pas de la faillite des finances municipales qui seront payées par nos impôts. Je ne veux pas d’une ville ghetto où les règlements de comptes succèdent aux règlements de compte.

D’ailleurs j’en appelle à tous ceux qui veulent nous aider, n’hésitez pas à rejoindre dès aujourd’hui l’UDI et le Parti Radical. La double adhésion est automatique.

Pour y arriver nous devons nous rassembler. Pour nous rassembler nous devons nous respecter. Pour nous respecter nous devons nous comprendre. Pour nous comprendre nous devons nous parler. Et quoi de mieux que de parler projet et idée pour mieux préparer l’avenir de notre ville ? C’est ce que Rama Yade plaide puis 2008 sans avoir été entendue. Aujourd’hui, tous ou presque se rallient à cette idée. Je dis « presque » car tous ne sont pas forcément au rendez-vous, ce qui signifie bien qu’il y a encore du travail ! Or, nous sommes déjà à 17 mois des municipales. Il faut espérer qu’il ne soit pas trop tard !

Mais je ne pense pas que rassembler signifie unité et fusion sur une même et unique liste par exemple. Je pense que nous devons apporter nos visions bâties sur nos diversités au sein de nos valeurs communes de la droite et du centre pour permettre de bâtir la meilleure équipe pour notre ville demain. Je crois que si nous pouvons d’ores et déjà nous entendre sur les modalités de ce futur mariage qui est indispensable pour gagner, nous pourrons faire une campagne pleine d’idées, de propositions et de respect. C’est avec cette attitude respectueuse des citoyens qui bannie les égos surdimensionnés que nous gagnerons demain. J’en ai la conviction.